Comme promis, voici un article sur l’origine de l’Empire Khogon et de ses amazones.

Il y a de cela plusieurs millénaires existait un royaume paisible et riche appelé Akang. Tout ceux qui peuplaient la terre d’Akang vivaient en bonne entente et son roi Thog-Ashup veillait à ce que la justice et l’équité règne parmi ses sujets. Il est dit que toutes les couleurs  d’hommes et de femmes vivaient en harmonie, chacun vivant selon ses croyances enrichissant les uns et les autres. Un jour, sans que l’on sache quand ni pourquoi, le temps vînt à changer, la pluie devint plus rare, les vents plus chaud et le désert de Nanij venu de l’Est commença à dévorer les riches plaines fertiles d’Akang. Là où le désert n’avait pas tout envahi se regroupèrent les gens, dans des villes oasis bien à l’abri pensaient-ils. On commença à y cultiver sur les toits et on y protégea même les animaux sauvages. Avant que son peuple ne meurent de faim, Thog-Ashup envoya des éclaireurs vers l’est et le sud du royaume. Ceux qui revinrent de l’est ne rapportèrent que du sable. Deux années à chevaucher en ligne droite à travers un désert sans vie où même les dieux, disaient-ils, avaient quitté ces lieux. L’espoir ne pouvait donc venir que des terres du sud, au delà du mur de Raqwu, d’un territoire inexploré qu’on appelait: les Jungles Oowni. Mais cinq années passèrent et aucunes des trois expéditions ne revint jamais. Thog-Ashup conscient de la souffrance de ses sujets décida de mener son armée à la conquête de ce territoire vierge, avec l’espoir d’y trouver traces de ses hommes et d’en rapporter des richesses pour sauver son peuple. A contrecœur il laissa derrière lui son épouse Oq-Khorogh et leur première fille à peine née. Un million d’hommes quittèrent la capitale, laissant derrière eux femmes et enfants, seuls les garçon de moins de 12 ans eurent droit de rester car trop jeunes pour se battre. On n’entendit plus jamais parler de Thog-Ashup et de son immense armée.

Mais le désert ne cessait de gagner du terrain et les villes oasis ne suffisaient plus à nourrir leurs habitants. Bientôt commencèrent les expéditions et les rapines entre cités pour voler celles que l’on pensaient mieux lotit. Comme toujours des seigneurs de guerre apparurent et ravagèrent l’ancien royaume laissé sans protection. Jusqu’au jour où leurs regards se tournèrent vers Akang, la capitale, objet de toutes les convoitises et des abondances. La capitale fut rapidement prise car il n’y avaient plus que des femmes et leurs jeunes enfants. Les pillards, fous de rage de n’y trouver aucune vivre, laissèrent éclater leurs sauvageries, tuant les enfants males et abusant des femmes. L’épouse du roi vit mourir sa fille sous ses yeux et fut laissée pour morte dans son palais en flammes. Oq-Khorogh marcha parmi les cadavres des femmes et des enfants de la cité durant trois jours, quand elle arriva aux limites de la ville, dix-milles femmes la suivaient. Elles vidèrent les armuries de la cité et s’enfoncèrent dans le désert pour qu’aucun homme ne les retrouve s’ils décidaient de revenir.

Quatre années passèrent et certaines villes, dirigées par des seigneurs, commencèrent à être la proie d’une armée d’amazones sanguinaires. Elles prenaient, disait on, un malin plaisir à castrer les guerriers tandis qu’elles ne laissaient derrières elles que des femmes et des jeune garçons encore pré-pubères. Les rumeurs devinrent légendes, certains tentèrent de se liguer ou de se protéger mais irrémédiablement ils étaient massacrer et les survivants hommes étaient emmenés dans le désert sans qu’on entende plus parler d’eux. Vingt années passèrent sans que les seigneurs de guerre ne trouvent jamais leur repaire. Régulièrement, telles des fantômes, elles venaient prélever leurs tribus sans qu’aucune défense ou armée ne puissent les arrêter. Trente années étaient passées depuis le sac d’Akang, quand un « homme lion » du nom de Upi-We fut fait prisonnier par les amazones. Il y passa trois années avant de réussir à s’enfuir de leur cité. Le récit qu’il fit était à glacer le sang. Il raconta comment les hommes étaient utilisés pour la reproduction dans ce qui ressemblaient à des étables, ceux dont les forces venaient à manquer étaient égorgés sur place ou servaient à l’entrainement au combat des amazones les plus jeunes. Il décrivit la cité et comment des milliers d’esclaves mouraient à sa construction. Mais quand il donna son nom, on dit qu’un souffle glacé fit claquer les bannières contre le vent. Oq-Khorogh, était son nom et celui de son impératrice.

Et comme Thog-Ashup des années plus tôt, l’histoire se répéta. Une coalition des villes-oasis encore debout se lança à l’assaut de la cité maudite. Cinquante mille hommes traversèrent le désert de sel qui s’était formé à la suite du grand dérèglement climatique. La cité gigantesque avait été édifiée dans un cratère, formant ainsi des défenses qui se révélèrent imprenables. Sûr de leur victoire, les guerriers encerclèrent la cité avec l’intention d’affamer les amazones. Mais au bout d’un an, elles ne s’étaient toujours pas rendu. En réalité, avec les milliers d’esclaves en leur possession elles commencèrent, une fois les vivres épuisées, à s’en nourir. Ce que n’avaient pas prévu la coalition c’est qu’eux même commenceraient à souffrir du désert. Une fois leurs rangs affaiblis, les amazones lancèrent une attaque d’une violence inouïe. Montées sur des taureaux de guerre (elles les avaient gardé en vie pour ce moment, les nourrissant eux aussi de restes humains.) elles anéantirent l’armée qui les assiégeait.

Plus rien ne pouvait désormais arrêter la puissante armée de femmes guerrières. Il ne resta plus d’autres solutions, pour les peuplades survivantes, que la fuite et l’éparpillement sur le vaste empire devenu Khogon. Alors les siècles passèrent, les Khogons à force de sélectionner les femelles les plus aptes devinrent de véritable machines de guerre. Tandis qu’elles tuaient sans pitié les enfants nées male, elles se mirent à conserver les Khogons male (qui naissaient irrémédiablement avec d’horribles difformités) afin de s’en servirent comme bêtes de traits ou d’animaux de combat dans l’arène d’Oq-Khorogh. L’arène devint ainsi le moyen d’éliminer les esclaves, devenus inaptes, dans des jeux dont l’issu était jouée d’avance.