Dans Roweyna il existe de nombreux peuples, chacun avec son histoire, sa culture, ses noms. Un de mes fidèles lecteurs m’a demandé une aide qui détaillerait un peu mieux l’univers de notre guerrière légendaire. N’étant pas comme Tolkien spécialiste en langue et peuples anciens, c’est avec mes modestes moyens que je vais tenter de créer un petit lexique des peuples. Je ne sais pas si la forme que je vais développer dans cet article restera telle-quelle mais qui ne se lance pas ne fait jamais rien.

 

Le Norsk

C’est un peuple fier, fort et courageux, la rudesse du climat et des conditions de vie en ont fait des gens solides. Ils ont appris l’art de la métallurgie et du bois, si bien que leurs épées et leurs maisons sont aussi solides les unes que les autres. Leurs armures sont parmi les plus résistantes, leurs arcs les plus puissants, et le froid glacial qui règne en tout temps a appris à ce peuple à ne jamais se plaindre. Le Lorynorsk est leur royaume, on dit que le fleuve Loryn n’est autre que les larmes de la déesse qui pleure son amant disparu du haut du plus haut sommet de la terre.

La capitale est Lorynorsk [lorinorsc], c’est le nom du château. On l’utilise souvent pour nommer le royaume tout entier. Il est la réunion de Loryn [lorine] nom de la déesse principale (et du fleuve qui traverse le pays) et de Norsk [norsc] qui désigne l’emplacement géographique. Il existe trois cités plus modestes mais suffisamment grandes pour accueillir environ 10 à 15000 habitants chacunes: Kirks  [kircs], Filj [filge] et Ramriid [ramri-ide]. Ce sont des villes de bucherons et de mineurs principalement mais d’autres hameaux qui longent la Loryn (comme Jomrod, Koldiir et Normvar) sont spécialisés dans la pêche, la confection et l’élevage.

La tradition veut que les femmes dirigent le pays, actuellement le roi-régent Harung est sur le trône jusqu’à ce que sa fille Roweyna atteigne ces 22 ans. La mère de Roweyna est morte dans sa petite enfance d’une maladie inconnue, peu de temps après on la confia à un prêtre qui devînt son précepteur : Shagan [chagane].

Voici une liste de prénoms que l’on retrouve souvent dans le Norsk: (F) Roweyna [row’eina], (H) Nigel [nig’hel], (F) Fjona [fiona], (H) Lotar [lot’ar], (F) Urien [ouriène], (H) Blodwan [blaod’vane], (F) Amaléa [amaléa].

 

Les Grolïns et Drelïns

Au départ il n’existait qu’un peuple, créé par le dieu Broja [bro’ja] pour façonner son royaume des Terres sous la terre. Les drelïns sont de petites créatures d’environ 1,5m assez fluettes, elles peuvent vivre plusieurs milliers d’années dit-on. Elles n’ont que peu de contact avec les humains de la surface, un peu de commerce de bijoux et médicinale, leurs connaissances en minéralogie et en botaniques sont pourtant immenses. Quand Arrok [aroc] le Wyrm corrompit ce peuple, jaloux qu’il était du Seigneur Broja, les drelïns [dreuline] renégats devinrent les grolïns [groeline], leur peau s’assombrit comme leurs cœurs, leurs yeux s’habituèrent d’avantage à l’obscurité et leur haine devint fratricide. Lors que la Grande Guerre, les drelïns crurent en avoir fini avec eux lorsque Broja emporta avec lui Arrok, dans un cataclysme qui failli détruire les Terres sous la terre.

L’une des plus grande cité drelïn d’aujourd’hui s’appelle Zakabïn [zacabine], avant la Grande guerre ce n’était qu’un petit avant poste car Dol-Geldïn [daul-gueldine] était le cœur du monde souterrain avant sa destruction. Zakabïn est désormais très importante pour les drelïns car elle est le carrefour d’où partent les richesses envoyées vers la surface. Bromdazïn [braumdazine] et Dol-kolïn [daul-coeline] sont deux autres cités très importantes, la première est surnommée la cité volante car elle surplombe un gouffre gigantesque et la seconde est la cité des eaux (bien qu’elle soit en réalité un regroupement de plusieurs villages) flottante sur un mince lac dont le tapis d’algues luminescentes éclaire la voute d’une lumière turquoise.

A l’origine un seul peuple, la terminaison [ïn] et [ün] était utilisée indifféremment par les Drelïns. Ce fut longtemps après l’exode et la trahison des grolïns en devenir que le [ün] devint presque la marque des parias. Ainsi la plupart des noms drelïns se terminent pas [ïn]: Gaïlïn [gai-iline], Doïlïn [do-iline] ou Maluïn [maluine] tandis que les grolïns utilisent [ün]: Dolagün [dolagoune]. De nombreuses cités perdues, d’avant la Grande Guerre, porte les deux terminaisons comme Alkamerün [Alkemeoune], témoignage du passé glorieux et unifié de ce peuple brisé.

 

Les Faartis

Les Faartis sont des nomades, adeptes des arts et pacifistes dans l’âme. Ils parcourent le monde en usant de leurs talents pour vivre. On leur prête de nombreuses légendes, parfois porteurs de malheurs ou porteurs de chance, on y trouve presque autant de baladins que de voleurs. Si leurs origines se perdent dans la nuit des temps on peut les considérer comme les témoins de l’Histoire, à travers Hykarion et les autres continents. On leur octroie des pouvoirs magiques et pour cela, bien que rare sont ceux qui les ont vu les utiliser, on les craint autant qu’on les déteste. Des historiens font remonter leur apparition à un peu plus de 2000 ans, sans qu’on leur connaisse de cité ni de royaume, il existe de nombreux textes les concernant.

Du fait de leur vie d’errance les Faartis possèdent des caractéristiques ethniques très variées, leur peau peu allée du « rouge » au blanc pale et leurs cheveux du jaie au roux mais tous possèdent  le goût de l’aventure et du jeu

 

Le Midlar

Le Midlar est la zone géographique la plus vaste et la plus riche d’Hykarion. Elle s’étend à l’ouest de Kreutden jusqu’à Valador à l’est. Sa capitale Port-Dragon en est le joyau et la plus vieille cité connue du continent. Les légendes racontes qu’elle est la dernière forteresse d’avant la guerre contre les Seigneurs noirs (appelés les Seigneurs de guerre). Il existe de nombreuses cités prospèrent sur ces terres. De part leurs disparités géographiques et le commerce, les habitants du Midlar sont très diversifiés.

Kreutden: la cité aux bois est à la frontière avec le Frodenheim et profite du commerce entre le Midlar et les terres glacées du nord. Si la ville reste modeste dans son apparence elle est néanmoins tellement prospère que l’impôt y a été abolie. Vivant en bordure des forêts nordiques et subissant des hivers rigoureux les gens de la région sont de solides gaillards, assez grands et larges d’épaules. Assez taciturnes au premier abord, ils savent néanmoins lever le coude lors des nombreuses fêtes à célébrer.

Lydbury: La ville portuaire a été arrachée des marais il y a presque 500 ans, grâce à un astucieux travail de canotage, si bien qu’on s’y déplace le plus souvent en barque. Un grand canal parsemé de hauts ponts traverse la cité et permet à de grands navires d’y accoster pour y faire du commerce et s’y ravitailler. Étant un lieu de passage entre le nord et le sud, les habitants de Lydbury sont très divers, on y trouve même de nombreuses échoppes tenu par des gens originaires du Bâjapur.

Valador: C’est une cité presque aussi ancienne que Port-Dragon. Il y a deux siècles des fouilles y ont été menées par un groupe d’érudits et les ruines d’une Tour du Dragon y ont été découvertes dans les cryptes des trois principaux temples d’Athor. Mais le clergé s’empressa après cette découverte de faire murer ces vestiges et de déclarer les archéologues comme Hérétiques. Valador se situe à un carrefour entre les vastes étendues agricoles du Midlar et les riches routes commerciales du Bâjapur, c’est d’ailleurs l’origine de son nom: le Val d’Or. Il existe une grande rivalité entre Valador et Port-Dragon mais la position maritime à toujours profité à cette dernière.

Port-Dragon: Capitale du Midlar et cité-état d’Hykarion, la ville forteresse s’étend sur 100km². Sous le regard de la Tour du Dragon, siège du conseil, s’étale au sud le port sur une dizaine de kilomètre. On dit que tous les navires du continent pourraient y accoster sans se toucher. Au nord on trouve la ville blanche, protégé par une petite muraille se sont érigés au fil des siècles de belles demeures et de prospères commerces ayant profités de la position de la cité. En bordure des falaises, loin de ces richesses il y a la ville basse, là où vit le petit peuple, coincé entre la vanité et la corruption. Si Port-Dragon est le siège du Conseil présidé par le Seigneur Dragon, l’autre face est au main du Syndicat que dirige le Maitre de la Guilde dont l’influence s’étends d’est en ouest. Si les origines ethniques sont diverses, Port-Dragon est aussi un lieu très communautariste et peu nombreux sont les marchands de soiries de Bälomra à y être acceptés au cœur de la ville blanche, alors qu’il n’est pas rare de trouver des familles entières venu d’au delà de la Mer Orientale.

 

L’Oestend

Hëreim est la principale cité de Frodenheim. C’est un port de pêche réputé pour les créatures dangereuses que ces hommes du froid ramènent dans leurs filets ou au bout de leurs harpons. La vie y est rude et les périls nombreux. Les villes côtières sont souvent la proie des pirates venu de la Baie Sanglante, quand les glaces n’empêchent pas tous simplement les navires de quitter les ports à la recherche de nourriture. Il y a les monstres marins pouvant, dit-on, engloutirent des navires entiers. Au sud, borde la Mer de Dalm [delm], du nom du dieu de la mer. Il faut savoir que le Frodenheim possède un panthéon différent du reste d’Hykarion, celui-ci est davantage basé sur des divinités issue de la nature. La mer de Dalm est un couloir commercial important car il permet la région de se passer de Kreutden, néanmoins leur besoin en bois (pour les bateaux, chauffage et maison) les rend dépendant de leurs forêts. Le frodenheim possède un monarque mais celui-ci doit être élu et son mandat fini à sa mort (Il ne peut y avoir de succession).

Kabôr: Il existe à l’extrême sud une péninsule nommé Kabôr (les terres sauvages). Après l’invasion des tribus Gröms [greum] (il y a environ 900 ans) on construisit à l’endroit où la terre y est la plus mince une forteresse (en réalité un rempart d’une trentaine de mètres de hauteur) surplombant un à pic vertigineux s’écrasant dans une mer déchainée. Les gröms faillirent conquérir l’Oestend, étant principalement des pêcheurs les hommes du Frodenheim n’étaient pas de bons guerriers. Heureusement parmi eux se distingua Hens Hëreimsen, son sens de la stratégie et son courage permi dans un premier temps de stopper l’invasion avant de prendre un avantage décisif lors d’une bataille mémorable où l’utilisation de chars à voiles (il s’agissait de petites embarcations munies de roues poussées par le vent) permi d’écraser les terribles loups de guerre Gröms. Hens Hëreimsen devint ainsi le premier souverain du Frodenheim et on renomma la cité en son honneur.

 

Le Bâjapur

Ce continent lointain est l’un des plus vaste des terres connues, on dit que c’est un royaume de sorciers et de démons sanguinaires. Rares sont les hommes blancs ayant le courage de traiter avec ces peuples du couchant, bien sûr on les surnomme « barbares » mais ceux qui commercent régulièrement avec eux savent que cette réputation est à moitié usurpée. Le Bâjapur est constitué d’une multitude de petits royaumes. Souvent en guerre, ils sont pourtant hiérarchisés et organisés mais les luttes de pouvoirs déstabilisent régulièrement ces empires, ainsi de nombreuses bandes de hors-la-loi sillonnent montagnes et forêts en toute tranquillité pour dépouiller villages et voyageurs. Le continent est bien plus vaste qu’Hykarion mais les terres les plus à l’Est des royaumes guerriers restent encore sauvages et inexplorées. Les Bâjapis sont aussi de grands navigateurs et cartographes, nombres de seigneurs pirates écument les mers à la recherche de navires de commerces à piller.

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